LifeStyle, S’expatrier en famille : Etape n°1 On se fixe un leitmotiv redoutable pour passer à l’action

Quinze ans que je vis avec l’idée qu’un jour je quitterai ma belle région pour … n’importe où dans le monde.

Après toutes ces années de procrastination, j’ai décidé d’y mettre un terme et d’honorer ma liste des « A faire avant de mourir ».

Evidemment, c’est un projet de couple qui, à force de revenir dans nos discussions, a fini par nous taper sur le système.

C’est sûr, il y a la famille, les amis, les naissances, les maladies, la famille, les amis, les naissances, les maladies, la famille, les amis … prétextes indéfiniment utilisables et redondants.

Bien sûr, ceux sont de vraies excuses pour ne pas partir, mais il y a aussi Nous. Et depuis un an le Nous l’emporte sur tout ça.

Parce qu’entre le rêve et la réalité, il y a la réalité il a fallu nous créer notre leitmotiv : une date limite de départ, un non retour sur notre décision avec des pré-requis. Avec des enfants et cette première expérience d’expatriation, notre liste de prérequis s’est allongéeeee. Mais rien d’insurmontable.

Surtout, ne pas se définir des prérequis farfelus au risque de se décourager. Et puis comme tout projet : il faut savoir rester FLEXIBLE et réajuster au fur et à mesure qu’il mûrit.

Nos pré-requis

Pré-requis numéro 1 : Que fruit de la passion soit opéré de sa malformation cardiaque

Pré-requis numéro 2 : Trouver une destination où la sécurité est le mot d’ordre

Notre choix s’est porté plus particulièrement sur les pays suivants : l’Espagne,la Suisse, le Quebec CA, les USA.

Mais avant de faire cette sélection, on a lancé toutes nos envies : la Polynésie ?! Le Costa Rica ?!

Et puis on a affiné en fonction du marché du travail dans notre branche qui est l’informatique. L’Inde ?! Oui.. mais non. Pour une première expérience d’expatriation peut-être une culture un peu trop différente de la nôtre. Et puis les retours de collègues sur leur expatriation en Inde nous a refroidis. Vivre dans de jolies prisons dorées sans être au contact de la population ne nous séduit pas du tout.

Une fois notre liste réduite on s’est fait un petit topo de nos + et nos- selon mes lectures, le retour d’amis et de la famille et nos propres ressentis lors de nos visites.

L’Espagne

Les + :

Sa culture portée sur les valeurs de la famille. Il n ‘y a qu’en Espagne où l’on va au bar avec ses enfants ^^ , la joie de vivre de ses habitants, le soleil, une destination européenne (en tant que citoyen européen il est possible de travailler comme salarié ou indépendant, sans permis de travail, dans n’importe quel pays de l’UE., le sentiment de sécurité et le coût bas de la vie

Les – :

Le fort taux de chômage et une crise économique qui ne se tarit pas

La Suisse :

Les +:

Un niveau élevé de sécurité. Selon l’enquête de 2017 menée par swissinfo.ch : La Suisse arrive en tête de leur classement pour la sécurité et la sûreté, ce résultat «tient aussi bien compte de facteurs subjectifs tels que le sentiment de sécurité personnelle que de l’évaluation du pays sous les angles de la stabilité et de la paix» , une très bonne qualité de vie et une sécurité de l’emploi, une diversité de culture et un bon équilibre vie privée / professionnelle

Les -:

Le coût de la vie est très élevé malgré des salaires confortables, pas d’école avant les 4 ans de l’enfant, un marché locatif difficile, une intégration à la population qui ne semble pas si évidente.

Néanmoins, la très bonne expérience d’amis et nos petites escapades chez eux nous confirment que malgré un niveau de vie élevé, la qualité de vie est plutôt excellente.

Le Québec, CA

Les + :

L’assurance maladie, les installations publiques, la gentillesse et la bienveillance de la population, la bio-diversité et ses paysages magnifiques, une politique d’immigration très favorable et un argument non négligeable pour nous : la famille del Rey (++++)

Les – :

LE FROID !!! Je suis un vrai reptile, la chaleur c’est la vie, autant dire que c’est pour moi le plus gros frein. Mais on dit aussi que c’est un froid ‘sec’ contrairement à chez nous où malgré les couches on se les gèle. Faire garder son enfant ?!, trouver un médecin de famille, la distance entre le nouveau et le vieux continent

Les USA

Les + :

L’anglais, un milieu multiculturel, un esprit entrepreneurial, des magnifiques paysages

Les -:

Le coût de l’assurance maladie, les congés, le coût de la scolarité, la distance entre le nouveau et le vieux continent

Et puis on a continué nos prérequis selon les pays.

Pré-requis numéro 3 : Partir avec au moins un boulot ( pour les USA, la Suisse et l’Espagne)

Pré-requis numéro 4 : Vendre ou mettre en location notre appartement. Ce qui nous a amené à nous poser milles questions. Passer par une agence ?! etc ..

Pour se motiver et remplir nos pré-requis, il a fallu que nous nous imposions une date limite. Dès janvier 2019, j’ai tenté ma chance pour obtenir un PVT(Permis Vacances Travail) pour le Canada.

Bon à savoir : Le PVT est un programme qui permet à la fois de découvrir un nouveau pays et de pouvoir y travailler. Selon votre nationalité et votre âge, cela vous donne accès à plus ou moins de destinations PVT.

Qui dit obtention dit également date limite pour rentrer sur le territoire pour le démarrer et donc une date limite pour le départ à l’étranger pour nous ! Il faut dire que plus les mois se sont écoulés plus nous nous sommes fixés pour le Canada mais actuellement nous connaissons un rebondissement.. histoire à suivre.. !

Je serai ravie de lire vos leitmotiv, vos expériences alors n’hésitez pas à commenter !


Sources : https://www.swissinfo.ch/fre/home-sweet-home-_les-expats-appr%C3%A9cient-la-s%C3%A9curit%C3%A9-qu-offre-la-suisse-mais-pas-la-population-locale/43497130 | https://immigrantquebec.com/fr/consulter/conseils-d-experts/s-expatrier-au-quebec-avantages-et-inconvenients / |Travaille-en-suisse.ch