LifeStyle, S’expatrier en famille Etape N°7 : Le jour du départ Partie 1

Le réveil sonne, il est 6h, il nous reste des choses à ranger encore et encore. Va t-il y avoir une fin ??? On est super efficace. Pas le temps de tergiverser, on ne veut surtout pas reproduire nos départs habituels en avion où l’on trouve toujours le moyen, même avec de l’avance, de courir dans le hall pour attraper notre avion et de reproduire systématiquement la scène de départ du célèbre film Maman, j’ai raté l’avion…

Nous voilà installés dans notre (grand) carrosse espace, on ne peut prendre aucun autre passager, on affiche complet ! Je dois glisser mes « grosses fesses » comme dirait Fruit de la passion N°1 entre les sièges des enfants, à l’arrière. Plus que 85 km comme ça…

8h15 – En s’approchant de l’aéroport, on sent clairement qu’il y a de l’excitation dans l’air, les blagues fusent et pas toujours les meilleures.

8h30 – On se déleste de nos 8 bagages : 6 d’entre eux sont qualifiés de bagages hors format. A l’image de notre vie. Disons qu’on a mis le paquet en prenant des sacs de treck…

Malgré qu’on se sente beaucoup plus légers, il nous reste tout de même encore 4 bagages à main dont deux sacs remplis de livres de plus de 8kg (en l’écrivant je me demande pourquoi on est partis avec autant de livres .. enfin si je sais…ma folie des livres pour enfants sûrement ) et 2 enfants surexcités. On croise les doigts pour que nos enfants enfin, nos sacs, passent bien comme bagage cabine.

10hOn passe tous les contrôles de sécurité avec une aisance déconcertante. Serions-nous devenus des voyageurs avertis avec le temps? On se sent au top de notre puissance, on se la pète presque, sauf quand on assiste au passage d’une maman et de sa fille de 3 ans qui pleure à chaudes larmes, et se voit crier dessus par les agents parce qu’elle a oublié d’enlever sa tablette de son sac…Elle sait qu’ils ont toute-puissance, elle se tait et serre les dents. J’ai envie de m’en mêler mais je ne veux pas que ça nous pénalise sur l’arrivée aux States..(ce n’est pas joli, joli…)

Entre 10h et 12h On profite des installations mises à disposition par l’aéroport de Lyon et appliquons la stratégie de tous parents voyageant avec des enfants : les épuiser ! Et ça galope dans un sens et dans l’autre. Comment ne pourraient-ils pas dormir dans l’avion (quand l’espoir nous fait ….rire) . Mon coeur de maman s’affole quand je rattrape un enfant qui s’échappe de l’espace de jeux et qui se sent complétement perdu. Depuis le début, je l’observais jouer avec mes fils sans jamais voir un seul adulte s’en occuper. Finalement, en alertant une agente de l’aéroport, on finit par retrouver la maman plutôt détendue.. Moi qui suis une dingue et qui imagine toujours le pire, je suis.. déstabilisée!

12h – On s’installe dans l’avion et je repense à une de mes méta-questions sur la vie : Que pouvaient ressentir les gens au moment où ils décollaient vers leur toute nouvelle destination ? Bien avant qu’on décide de partir j’avais imaginé une excitation immense et des confettis dans leur tête, une certaine émotion de tout quitter pour l’inconnu. Et là, assise dans cet avion prêt à décoller pour notre nouvelle vie, je ne ressens ni peur, ni vraiment d’excitation, en fait je suis surtout fatiguée du mode de vie des derniers jours.

Après nos derniers au-revoir digitaux, El Rey et moi nous regardons pleins d’espoir dans ce grand changement dans nos vies. Le regretterons-nous ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.